Notre méthode

Comment nous estimons les populations vivantes

C'est ce qui distingue Onomancie de la plupart des sites : nous ne publions pas le nombre de prénoms donnés, mais une estimation du nombre de personnes qui les portent encore aujourd'hui.

Le problème des naissances brutes

Le fichier des prénoms de l'INSEE recense les naissances depuis 1900. Compter ces naissances donne une image trompeuse : un prénom fréquent vers 1920 a beau totaliser des centaines de milliers de naissances, la plupart de ses porteurs sont aujourd'hui décédés. Afficher « âge moyen : 100 ans » n'aurait aucun sens.

La correction de mortalité

Nous pondérons donc chaque génération par sa probabilité de survie, tirée des tables de mortalité par génération de l'INSEE. Ces tables indiquent, pour chaque année de naissance et chaque âge, la proportion de survivants. En appliquant ces taux à chaque cohorte d'un prénom, on obtient une estimation des porteurs vivants, puis leur âge médian et leur âge moyen réels.

Cette correction révèle des choses invisibles autrement : qu'un prénom ancien connaît un retour (son âge médian est plus jeune qu'attendu), ou qu'un prénom a connu deux vagues de popularité séparées par un creux, auquel cas l'âge moyen tombe « dans le vide » et devient trompeur.

Validation

Le même fichier INSEE fournit l'espérance de vie par génération : notre mécanique la retrouve à moins de 0,6 an près (92,5 ans pour les filles nées en 2022, contre 93 publiés). L'écart est négligeable.

Les limites, assumées

Toutes ces données sont publiques et le calcul est reproductible. Voir aussi Pourquoi les prénoms changent de popularité.